• Citation sur l'information et son utilisation

     

    Contexte de la citation: 

    • L’éducation est la seule solution durable pour lutter contre la crise de l’information. « Il convient, affirme Nolan Higdon, que chacun apprenne à recevoir et à interpréter un message », afin de ne pas être soumis passivement aux contenus auxquels il est exposé. « Utilisez les informations, ne vous faites pas utiliser par elles », développez votre esprit critique, conclut le spécialiste des médias.
    • Lien vers l'article:

    https://www.philomag.com/#node-28122

    Citation sur l'information et son utilisation/infox, crise de l'informationcensure des médias

     


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  • Etudiante ayant eu 15/20.

     

    Ecriture Personnelle – Les médias

     

    Les médias sont un moyen de communication et servent à partager l’information. Ils fabriquent l’évènement. « L’information est traitée comme une marchandise », elle doit se vendre, c’est une priorité avant celle de la vérité. Chaque jour, les médias nous proposent de nouveaux évènements. Mais peut-on les croire ? Nous disent-ils toujours la vérité ? Dans un premier temps, nous allons voir que les médias nous font réfléchir et nous permettent de connaitre la réalité. Dans un second temps, qu’il faut s’en méfier et pour finir, qu’il faut savoir faire le tri des informations.

     

          Tout d’abord, les médias nous informent, ils permettent de connaitre les politiques du monde entier, les catastrophes naturelles, les évènements. Ils donnent également un accès à la culture. Par exemple, Le Monde a mis en ligne des vidéos sur le Yemen. Elles nous informent des conflits occultés de la population qui souffre de la famine (8 millions de personnes) mais également du problème djihadiste. Le journaliste doit suivre une certaine éthique basée sur l’honnêteté. Son objectif est d’être vrai. Il évoque les faits d’actualité.

          Cependant, certains médias nous permettent d’approfondir le sujet et nos connaissances. Par exemple, Philosophie Magazine permet d’apporter une réflexion plus approfondie de ce conflit en citant un ouvrage de Judith Butler. On a peu entendu parler du Yemen, mais certains journaux nous permettent de sortir de cette désinformation. On constate que les médias ont un problème de déréalisation, c’est-à-dire un trouble de la perception des évènements provenant de l’extérieur.

     

          De plus, il ne faut pas tout croire, certains journaux truquent les images afin de manipuler et de faire de la propagande qui est une manipulation à des fins politiques. Par exemple, lors de la campagne présidentielle, la photographie électorale de Nicolas Sarkhozy avait été déformée dans le but de le rendre dans sa plus belle posture. La presse a également des orientations politiques donc ne partagent pas les mêmes opinions que tous. De ce fait, les différents médias influencent les individus pour les pousser à croire en leur parti.

          La machine médiatique a parfois tendance à cacher la vérité. Les médias peuvent avoir un problème de point de vue. Par exemple, dans Des femmes bien informées, la vérité et le mensonge sont mélangés. Chaque femme raconte sa version, ce qu’elle sait, ou croit savoir. C’est de la grande manipulation. Pour Daniel Cornu, l’information est traitée comme une marchandise. Pourtant, le vrai journaliste s’intéresse à l’intérêt général et non à faire du profit. Il parle de journalisme de marché. Les médias ont une influence sur les choix politiques des individus. Par exemple, Les Guignols de l’info. Dans le film Prête à tout, l’auteur dénonce les femmes qui font de la télévision par narcissisme, pour se faire valoir et par intérêt personnel. A aucun moment, la vérité pèse sur leur travail.

     

          Enfin, il faut choisir ses médias. Pour avoir de vraies informations, il faut privilégier les médias payants et se méfier des réseaux sociaux comme Facebook, comme cela est montré dans The Social Network de Mark Zuckerberg. Sur internet, il faut faire attention au Cyber harcèlement.

          De plus, pour être sûr de l’information que l’on possède, il est conseiller de croiser ses sources. Par exemple, le livre Le pouvoir de l’information critique ceux qui n’ont aucun lire arbitre, qui ne parviennent pas à penser par eux-mêmes. Les journalistes qui ne sont pas indépendants se servent de l’intérêt des puissants, ce qui pose un problème. Les médias sont influencés par les lobbys qu’ils suivent aveuglément. Les lobbys sont des groupes d’influences qui ont investi tous les secteurs, groupe de pression.

     

          Pour conclure, on peut croire certains médias, mais le mieux est de croiser ses sources et surtout de se faire sa propre opinion. Cependant, il faut tout de même privilégier les médias fiables et payants pour avoir une information de qualité.

     

    Cléore TERNISIEN (BTS banque 1ère année)


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  • Sujet d'écriture personnelle : Peut-on croire les médias ?

     

    Attention ! Le jour de l'examen le plan ne doit pas être apparent. Il est laissé ici pour mettre en valeur la structure du devoir et les idées maitresses qui le guident.

     

    Les médias font partie de notre vie aujourd'hui et d'autant plus à l'heure du numérique où l'information passe très vite d'une partie du monde à l'autre grâce à la démocratisation d'internet. Le problème est de savoir si les médias sont fiables, si on peut les croire. Nous verrons donc d'abord qu'ils jouent un rôle important dans notre vie et nous permettent de connaître l'actualité. Nous continuerons en en montrant les limites et enfin, nous mettrons en évidence l'importance de savoir faire la part des choses entre les diverses sources d'informations qui se présentent à nous.

     

     

    I-Les médias nous font réfléchir et nous permettent de connaître l'actualité

    a)L'actualité

    Grâce à eux, nous avons des informations sur les politiques du monde entier, les catastrophes naturelles et nous pouvons communiquer sur ce qu'il se passe à l'autre bout du monde. On apprend par exemple grâce à une vidéo du MONDE que la guerre au Yémen est occultée, parce que les journalistes ne peuvent s'y rendre. On fait en sorte que rien ne se sache, car l'Arabie Saoudite qui est en conflit avec ce pays s'y oppose, sans compter la difficulté de s'y rendre. On sait que ce conflit dure depuis trois ans et qu'il a provoqué la mort de plus de 10 000 personnes.

    b)La réflexion

    L'article de Philosophie magazine qui porte sur le sujet du Yémen permet de réfléchir sur l'absence de relais médiatique qui conduit à une forme de déréalisation. Si on ne nous parle de ce qui se passe, des morts que ce conflit engendre, il est très difficile d'en tenir compte et d'aider ces gens. Ce informations tirées de journaux sérieux payants sont bien sûr vraies et on peut y croire. De plus, l'approche sous l'angle philosophique permet de prendre le distance, de réfléchir à la façon dont l'information est traitée.

     

    II-Il faut se méfier

    A)Ne pas tout croire

    Nous savons que certains journaux truquent les images afin de manipuler, de faire de la propagande. Il faut donc se méfier des informations qui nous sont données et garder un esprit critique : ne pas croire tout ce qu'on voit. De même, les magazines peoples sont les pionniers du retouchement d'images. Cela peut créer des problèmes puisqu'on nous montre des femmes parfaites que les adolescentes tentent d'imiter, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé : comme l'anorexie. De plus, les publicités pour les cosmétiques par exemple sont souvent trompeuses. Les effets qu'on nous montre ne correspondent pas à la réalité : on achète alors en étant trompés.

    B)Le problème de la vérité

    La machine médiatique a parfois tendance à nous cacher la vérité. C'est ce que montre le roman Des femmes bien informées. On montre dans ce livre que les journalistes mélangent la vérité et le mensonge pour faire du profit. La journaliste qui est mise en avant ne respecte pas la charte éthique de son métier. De plus, les médias savent jouer sur nos émotions pour nous manipuler dans le but de faire de l'audience, de vendre un produit ou même de nous influencer politiquement. On sait que les Guignols de l'info par exemple ont favorisé la montée au pouvoir de Chirac, parce qu'ils le montraient comme un personnage sympathique. De même, les blogs doivent être lus avec un regard critique, car tout ce qui s'y trouve ne reflète pas forcément la vérité, mais le point de vue d'un citoyen lambda qui donne son avis et parfois peut transformer la réalité pour faire valoir un parti politique ou des idées. Le film « Prête à tout » dénonce ces femmes qui font de la télévision pour se faire valoir, par narcissisme. Elle deviendra présentatrice, en piétinant tous ceux qui se dressent sur son chemin. Son souci n'est donc pas de transmettre la vérité, mais de devenir quelqu'un.

     

    III-Savoir faire le tri

    a)Choisir ses médias

     

    On peut dire qu'il y a des médias sérieux et d'autres moins. Par exemple, les journaux payants comme Le MONDE, LE MONDE DES RELIGIONS, PHILOSOPHIE Magazine sont dignes d'intérêts, car ils proposent des articles rédigés par des gens qui ont fait leur preuve et qui respectent une certaine éthique journalistique, qui tentent d'approcher la vérité en mêlant plusieurs points de vue de spécialistes, en n'occultant aucune religion pour LE MONDE DES RELIGIONS , ce qui prouve qu'ils n'ont pas un point de vue partisan. Cependant, facebook et les informations qui y circulent comme sur tweeter doivent être prises avec beaucoup de recul critique. Comme le montre le film « The social network » le cyberharcèlement existe, la transmission de l'information pour nuire à autrui est bien réelle. L'usurpation d'identité peut avoir des conséquences graves. Ces médias facilitent la propagation de rumeurs qui parfois ont pu conduire au suicide, car les gens se sentaient salis.

     

    b)Croiser les sources

    Finalement, pour avoir de bonnes informations, il est important de croiser nos sources, de lire plusieurs médias, puisque chacun des journaux papiers défend souvent une tendance politique. Il faut se méfier de l'hétéronomie comme le montre la journaliste et politologue Muhlmann dans son essai Le Pouvoir de l'information.Elle critique ceux qui n'ont aucun libre arbitre, qui ne parviennent pas à penser par eux-mêmes et qui deviennent les pantins de la société dans laquelle ils vivent. Elle insiste sur le fait que les journalistes devraient être indépendants et ne pas servir l'intérêt des dominants, mais celui du peuple. Malheureusement, elle constate que les médias sont souvent influencés par les lobbys qu'ils suivent aveuglément.

     

    En conclusion, nous pouvons dire que les médias sont utiles et que nous pouvons les croire à partir du moment où nous choisissons ceux qui sont sérieux, que nous avons cherché un peu qui les dirigeait et que nous croisons les informations. Il faut soi-même vouloir chercher la vérité et ne pas choisir la facilité en ne regardant que le journal télé qui approfondit assez peu les événements racontés en nous livrant une information brute, sensationnelle et peu analysée.

     

    ….........

     

    En prolongement (à lire)

     

    La guerre honteuse, Yémen (philosophie Magazine)

    D’après l’ONU, le Yémen connaît aujourd’hui « la pire crise humanitaire au monde ». Or elle ne date pas d’hier… Ce silence radio pourrait s’expliquer par le concept de « déréalisation » forgé par Judith Butler, qui en vient à interroger qui sont les « bons » morts, et donc quelle est la bonne guerre.

    Conséquence du conflit qui ravage le Yémen depuis 2015, les Nations unies estiment que 21 millions de personnes (sur une population totale d’environ 28 millions) ont aujourd’hui un besoin urgent d’aide humanitaire. 7 millions seraient au bord de la famine, et plus de 1 million seraient malades du choléra. De son côté, l’Unicef estime qu’un enfant meurt toutes les dix minutes de maladie. Des chiffres alarmants, terrifiants. Pourtant, jusqu’à la publication par le New York Times, fin octobre, d’un long reportage sur le conflit assorti de la photographie, en une, d’une fillette squelettique mourant de faim, on ne parlait pas du Yémen. Comment le comprendre ?

    Deux difficultés reviennent souvent dans la bouche des grands reporters et des politologues spécialistes de la région : les enjeux de la guerre au Yémen ne sont pas évidents à expliquer, et il est difficile de pénétrer dans le pays pour en rapporter des informations et des images. Laurent Bonnefoy, chercheur au CNRS, fait notamment état, dans Le Yémen. De l’Arabie heureuse à la guerre(Fayard, 2017), de la « technicité » du conflit qui oppose les rebelles houthistes chiites du nord, soutenus à la marge par l’Iran, et le régime yéménite appuyé par une coalition sunnite emmenée par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient, évoque, elle, début novembre sur France 24 un véritable « trou noir de l’information », conséquence directe du blocus aérien et maritime imposé par l’Arabie Saoudite et ses alliés sur place, qui explique en très grande partie l’extrême précarité qui frappe les civils. La gêne face au fait que la France vend des armes à l’Arabie Saoudite constitue peut-être d’ailleurs une autre raison de notre ignorance semi-volontaire du conflit, ajoutent les chercheurs.

    Avec le constat de cette absence d’images et de témoignages sur les Yéménites, on touche à ce que Judith Butler, dans Vie précaire (2005, trad. fr. Amsterdam, 2015), appelle la « déréalisation » du sujet. Trouvant sa source dans la façon dont on en parle et, plus encore, dont on n’en parle pas, « dans les omissions du discours lui-même », cette déréalisation de « l’Autre », de l’inconnu, de celui qui est en tout éloigné de nous, est ce qui fait que sa vie ne peut être appréhendée comme vivante. Que, par conséquent, l’Autre « n’est ni mort ni vivant mais interminablement spectral ». En un sens déjà mort, nous ne le voyons pas, mais il nous hante malgré tout. Butler développe ce motif en mettant en avant le décalage édifiant entre la solennité et la puissance du deuil dont ont bénéficié les victimes du 11-Septembre et l’occultation des morts afghans ou irakiens. « Quelle vie est jugée digne d’être vécue, quelle mort d’être pleurée ? », interroge-t-elle, demandant ailleurs, à propos des milliers de Palestiniens tués dans le même temps par l’armée israélienne : « Ont-ils des noms et des visages, des histoires personnelles, une famille, des passe-temps favoris, des mots d’ordre qui les font vivre ? »

    À ce titre, il est remarquable que l’une des raisons pour lesquelles nous nous sommes soudainement mis à parler du Yémen a été la vive émotion suscitée par l’assassinat début octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul. Lui avait bien un nom et un visage ; il travaillait pour un journal américain et intervenait régulièrement sur les plateaux de télévision anglo-saxons. La possibilité du deuil existe du fait d’une certaine configuration sociale qui a doté cette vie-ci de valeur. Or, souligne encore Butler, « sans la possibilité du deuil, il n’y a pas de vie ou, plutôt, il y a quelque chose qui vit, qui est autre chose qu’une vie ». L’assassinat de cet homme bien vivant a suscité une attention renouvelée pour les vicissitudes du régime saoudien, qui comprend les crimes de guerre du Yémen. Photographier et nommer la petite Amal Hussein, cela a été, en ce sens, commencer à rendre des vies spectrales vivantes et à instaurer une possibilité du deuil.

     


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  • Sur la photo: Sheerazad Chekaik.

    Le 11 octobre 2018 à 9h nous avons eu une intervention au sein de notre classe de BTS Banque 1ère année. En effet, nous avons eu la chance de recevoir Sheerazad CHEKAIK accompagnée d’une photographe-monteuse qui se prénomme IRINA ( travaillant à l’association CARMEN).Carmen est une association qui mène depuis plus de trente ans, des projets d’intervention sociale par l’image avec et pour les citoyens. Ce matin-là nous avons échangé avec Sheerazad, qui est une journaliste pigiste travaillant à Lille. Pigiste, car elle est indépendante, elle travaille pour plusieurs médias et elle est payée à l'article.

    La journaliste nous a expliqué qu’elle fait de l’éducation aux médias, c’est-à-dire qu’elle répond aux questions et elle vérifie si on consomme de l’actualité. Le but de cette intervention était de nous renseigner sur le métier de journaliste, de poser des questions et de s’informer sur les différents médias et leur moyens de diffusion de l’information, puisque nous travaillions sur ce thème en culture générale et expression.Quelques camarades et moi-même lui avons posé des questions.

    J’ai demandé à Sheerazad: quelles sont les études nécessaires pour faire ce métier? 

    Il faut avoir le bac, a-t-elle répondu, ensuite aller à l’université, obtenir une licence en sciences humaines et sociales pour pouvoir se présenter aux concours des écoles de journalisme. Il faut obtenir la moyenne partout. La journaliste rencontrée est passée par une école de journalisme à Lille. Elle a ensuite cherché un employeur. Il faut savoir que dans le milieu du journalisme, il y a une diversité de profils. Nous avons abordé la façon dont travaillent les médias. Ces derniers vont là où il se passe des choses qui sortent de l’ordinaire, c’est souvent ce qui ne va pas bien...Des raccourcis sont faits dans le traitement de l’information pour diverses raisons, soit parce que le journaliste n’a pas le temps soit parce que celui-ci ne connaît pas le terrain.

    Le pouvoir des médias

    Sheerazad a échangé avec nous sur le traitement médiatique assez violent des quartiers populaires. Elle a pris pour exemple l’affaire des deux jeunes morts lors d’une course poursuite. On remarque vite que les journalistes ont le pouvoir de faire basculer l’opinion publique, ils ont un impact sur la société. Bondy Blog nous a été présenté. C’est un média en ligne créé depuis 2005. Il a pour vocation d’être la voix des quartiers populaires, de raconter les discriminations, les violences policières, l’habitat et les zones rurales.

    La question du point de vue et l'éthique journalistique

    Sheerazad nous a affirmé que chaque journaliste a son point de vue, lorsqu’il rédige un article. La manière dont le journaliste va raconter l’histoire dépend de l’angle choisi.Les pigistes ne sont pas neutres mais ils ont l’obligation d’être honnêtes. Le journaliste avant de traiter l’information doit se demander qui lui parle et dans quel intérêt on lui parle. Nous sommes tous en quelques sortes journalistes. Dès qu’il y a quelques chose, nous filmons, c’est la culture du direct.

    Nous avons exploré LOOPSIDER ( Regarder, Comprendre, Partager) tenu par l’ancien rédacteur en chef de Libération ( Johan HUFNAGEL). Loopsider raconte et décrypte en images les histoires qui font l’actualité. Les reportages qui y figurent sont intéressants car on voit clairement qu’il y a un souci d’équilibre.

    Un exercice sur la notion de rumeur

    Vers la fin de l’intervention, nous avons fait un exercice sous forme de jeu très amusant et qui a retenu notre attention. Un élève a visionné une image à l’abri des autres regards. Il devait ensuite décrire cette image à un autre élève qui devait relayer l’information à un autre.À la fin de cet exercice, il y avait de moins en moins de détails donnés par les élèves. Le but de ce jeu était de comprendre que plus on passe par des intermédiaires plus on perd de l’information et plus c’est « déformé ». Cette intervention a été très enrichissante pour la classe de BTS banque d’Edouard Gand qui actuellement traite le thème des médias. Des réponses claires et précises nous ont été données. Des échanges ont eu lieu entre la journaliste, les élèves et notre professeur de culture générale. Le jeu était très amusant et  captivant. Tout a eu lieu dans le respect et la bonne humeur.

    Je tiens à remercier au nom des élèves de BTS banque Sheerazad CHEKAIK ainsi que sa photographe et l’association Carmen sans oublier Madame BOULEY (notre professeur) qui a fait les démarches nécessaires afin que nous puissions rencontrer une journaliste.

    Article rédigé par MEHALLEL Chahra-zed, étudiante en BTS banque 1ère année.

     

     Liens utiles:
    Sheerazad s'occupe de ce média, en marge:
    Voici un article rédigé par Sheerazad Chekail pour le journal LE MONDE (rubrique CAMPUS qu'elle alimente régulièrement):

     .....................

    Vous trouverez à la suite de l'article rédigé par une étudiante de Banque, la correction proposée par la journaliste Sheerazad Chekaik:

     

    Et enfin l'article entièrement revu et corrigé par la journaliste en guise de correction après les conseils prodigués:

     


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    Conférence sur médias, banlieue et quartiers populaires/ Au Safran, le 21 décembre 2017

     

    Médias et quartiers populaires: une autre relation est-elle possible?

     

    Conférence animée par Flora Beillouin, journaliste en résidence à Carmen  

     

    Les journalistes invités:

     

    -Ixchel Delaporte, journaliste à L’HUMANITE,

     

    -Julien Pitinome: photoreporter. Labo 148, Roubaix. S’occupe du journal gratuit FUMIGENE.

     

    Vincent Aguano, coordinateur de CARMEN (sur Amiens) - Canal Nord.

     Prise de notes sur la conférence:

    La réflexion sur les médias et les quartiers populaires commence en 2005 avec l’affaire à Clichy-sous-Bois. Elle pose la question du sensationnalisme: volonté de parler de la drogue et des violences. Rubrique dans L’Humanité (le journal) sur les quartiers. Trois semaines d'émeute avec 5 journalistes dans L'Humanité qui s'occupe de cette affaire à Clichy-Sous-Bois.Relation difficile entre les médias et les quartiers.

     

    Magazine Fumigène. Journal trimestriel gratuit. Parler de ce qui se passe bien sans oublier ce qui s'y passe de mal. Produire de l'original. PB de la maltraitance médiatique des quartiers. Faire des reportages en collaboration avec les médias. Cf. association Carmen dans les quartier Nords. Volonté d'une image plus rare mais plus juste.

     

    Autre prise de conscience avec Charlie Hebdo. Est-ce que les méthodes ont changé? Réponse: non. Reportage très négatif même dans Envoyé Spécial (France 2). Parfois dans la presse écrite c'est mieux comme dans Le Monde et Le Parisien. Le PB. Pas de traitement régulier. Une défiance s'est installée. Est-ce qu'on respecte vraiment les gens lorsqu'on fait du sensationnel?

     

    La télé fonctionne comme une boite de production. Pour vivre, on propose des sujets sensationnels. Ex: la drogue dans les quartiers. Les chaines prennent ce qui marche. Ce qu'on a envie c'est de savoir que cela se passe mal dans les quartiers. Il faut un rapport de force avec le rédacteur en chef. PB avec Amandine Chambellan qui a monté en épingle un quartier à Grenoble (La Villeneuve)

    Les questions à se poser sur le journalisme:

     1) Question du point de vue: que veut-on montrer? Quel regard porte-t-on sur la banlieue?

     

    2) Cela prend du temps. Il faut donc en donner aux journalistes.

     

    Reportage: une journée de montage pour deux minutes de reportage.

     

    3) PB de la source. Souvent, les médias se basent sur l'AFP. Il y a des erreurs. Se baser uniquement sur la dépêche AFP, c'est faire du journalisme de bureau. Pas assez de moyens pour faire du travail de terrain. Il faut donc en donner, accepter de payer des abonnements...

     

    4) Est-ce que les journalistes reviennent ou pas dans les lieux où ils ont fait les reportages? Revenir oblige à être plus juste, à nouer de vraies relations avec les gens.

     

    Livre à lire: La banlieue du 20h. Très bon livre d’après la présentatrice.

     

    Le sujet de ce livre: Jeune journaliste, Jimmy fait ses débuts au service des faits divers du journal télévisé. On l'envoie couvrir la banlieue : il découvre alors comment on fabrique l'information sur ces quartiers populaires.

     

    On déshumanise les rapports humains dans les quartiers.

     

    5)La formation des journalistes. Les journalistes viennent souvent de milieux privilégiés. Mais ce qui compte avant tout, c'est l'intention du journaliste. Il existe une prépa égalité des chances à Lille: 20 places seulement!

    Comment les gens des quartiers peuvent-ils devenir des journalistes? Est-ce qu'on leur donne les moyens? C'est la peur qui fait inventer des histoires.

     

    Ex.développé par Ixchel Delaporte d’une erreur journalistique sur les quartiers populaires:

     

    Le 26 septembre 2013, l’émission Envoyé Spécial sur France 2 diffusait un reportage sur le quartier de la Villeneuve à Grenoble. De simple quartier populaire, la Villeneuve était métamorphosé en véritable banlieue, ghetto où le chômage et la délinquance tiennent le haut du pavé. Cette transformation médiatique de la Villeneuve en cité malfamée a suscité la colère des habitants qui depuis ont entamé une véritable réflexion autour de leur quartier et du traitement journalistique qui lui a été imposé. Des séances de décryptage du reportage ont été organisées en compagnie du sociologue des médias Jérôme Berthaut, en novembre, une présentatrice d’Envoyé Spécial en déplacement à Grenoble est interpellée au sujet du reportage et s’excuse auprès des habitants et finalement en décembre, l’association des « Habitants de la Crique Sud » décide de citer le directeur de France Télévisons devant le tribunal de Grenoble pour « diffamation publique ». Le jugement rendu en Juin dernier retient finalement l’irrecevabilité de la plainte. Pour autant le collectif de défense de la Villeneuve continue son action et organise samedi 22 novembre un forum « Médias et quartiers populaires ».(Journaliste mise en cause, Amandine Chambellan, journaliste de France 2, ENVOYE SPECIAL). S'ils n'ont pas gagné en justice, ils ont gagné la bataille médiatique.

     

    Comment faire pour trouver des sujets intéressants sur les quartiers populaires?

     

    Les associations sont importantes. On peut aller au bistrot pour discuter avec les gens des quartiers. Il faut aussi nouer des liens durables pour que les gens se sentent en confiance et puissent se confier ensuite.

     

    Ex.trouvé: les familles monoparentales dans les quartiers populaires (sujet choisi par Ixchel Delaporte). Les femmes ont accepté de témoigner car la journaliste connaissait les personnes depuis 4 ans. Son but: c’est créer des belles relations, pas juger les gens. Elle a expliqué que même si elle n’approuvait pas leur choix, elle a noué parfois de belles relations avec des dealers, car elle a su voir la personne derrière les actes qu’eux-mêmes réprouvent parfois.

     

    6) le problème du flux d’informations. L’objectif est-il de nous abreuver d’images ou de donner de l’information de qualité? Les journalistes ont pour mission de faire un reportage en une minute. Les journalistes n’ont pas toujours le temps de faire un bon reportage de terrain.

     

    Tout le monde peut devenir aujourd'hui émetteur d'informations. Le métier du journalisme a donc changé.

     

    7)intégrer le droit de réponse dans les médias, afin que les gens puissent se défendre ou corriger une erreur. L’absence d’écoute conduit à une automédiatisation des quartiers, par le biais de facebook ou de blogs personnels. On apprend à se défendre par soi-même. PB du courrier picard qui ne véhiculent pas toujours des informations justes.

     

    Réponse à une question sur le journalisme postcolonial: Ixchel Delaporte évoque la marche pour l'égalité en 1983 ratée. Contexte postcolonial: émergence des ratonnades (violence exercée à l’égard des personnes d’origine nord-africaine. On utilise aussi ce terme pour parler de violences à l’égard de minorités). Cette marche a été récupérée par le parti socialiste, alors que les gens des quartiers populaires s’exprimaient vraiment.

     

    Diffusion de 4 courts métrages sur les quartiers populaires:

     

    1)Cours: “Ils cultivent notre haine”. Court-métrage réalisé par un jeune, présent lors de la soirée: sensible et émouvant.

     

    2)Un jeune est attiré par le théâtre et l’écriture, mais le milieu dans lequel il vit est un frein pour son développement personnel. On ne le stimule pas, on n’accorde pas de valeur à cette passion naissante.

     

    3)Film d’animation “Tombés du nid”. Des jeunes des quartiers sont sensibles à des canetons ayant perdu leur mère. Ils cherchent à les retrouver parce qu’ils se sont perdus, afin de les ramener vers la canne. Ce film montre la sensibilité de ces jeunes dont l’un d’entre eux veut épater la fille qu’il convoite par un sujet sur les animaux.

     

    4)Youri (référence à l’astronaute, au nom de la cité et au prénom du jeune garçon). Sur le regard que l’on peut porter sur le lieu dans lequel on vit. Cité de Youri Gargarine. Un jeune homme du quartier, Youri, a la tête dans les étoiles. Il regarde le monde dans lequel il vit autrement et cela le conduit à être plus heureux, à mettre de la joie et de la bonne humeur dans un lieu en décrépitude.

     

    Pour en savoir plus sur les invités:

     

    Ixchel Delaporte Journaliste à L’Humanité depuis 14 ans, Ixchel Delaporte a commencé au service Médias, puis a fait une incursion au service Monde de L’Humanité Dimanche avant de collaborer au service Tribune-idées. Elle a ensuite sillonné pendant 8 ans les quartiers populaires de France pour la rubrique Société. Parallèlement, Ixchel Delaporte a réalisé 3 documentaires pour France Culture. Depuis septembre 2016, elle prend en charge les thématique police, justice et terrorisme. La plupart de ses articles sont accessibles sur son blog Côté Quartiers

     

    Vincent Aguano, coordinateur de l’association CARMEN – Canal Nord, pionnière des télévisions de quartiers née à Amiens en 1984. Vincent Aguano a exercé pendant 6 ans la fonction de président de la Fédération de l’Audiovisuel Participatif, réseau national de médias de proximité, et collabore avec de nombreux médias de quartiers en Europe (Allemagne, Serbie, Espagne, Slovaquie, Angleterre, Italie…)

     

    Julien Pitinome est photoreporter, il navigue dans plusieurs domaines de la photographie : presse, reportage, entreprise, spectacle, danse. Côté presse, il a cofondé le collectif ŒIL et fait partie de l’équipe qui a relancé la publication de FUMIGENE MAG en 2015. Un journal qui se veut « engagé, positif, indépendant et citoyen, dynamité par des banlieusards, militants associatifs, reporters, artistes et autres porte-voix ». Julien Pitinome développe actuellement en collaboration avec l’ESJ, Fablab Channel et La Condition Publique, le Labo 148, média de jeunes à Roubaix.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    t important de se poser:

    1) Question du point de vue: que veut-on montrer? Quel regard porte-t-on sur la banlieue?

     

    2) Cela prend du temps. Il faut donc en donner aux journalistes.

     

    Reportage: une journée de montage pour deux minutes.

     

    3) PB de la source. Souvent les médias se basent sur l'AFP. Il y a des erreurs. Se baser uniquement sur la dépêche AFP, c'est faire du journalisme de bureau. Pas assez de moyens pour faire du travail de terrain. Il faut donc en donner, accepter de payer des abonnements...

     

    4) Est-ce que les journalistes reviennent ou pas dans les lieux où ils ont fait les reportages? Revenir oblige à être plus juste, à nouer de vraies relations avec les gens.

     

    Livre à lire: La banlieue du 20h. Très bon livre d’après la présentatrice.

     

    Le sujet de ce livre: Jeune journaliste, Jimmy fait ses débuts au service des faits divers du journal télévisé. On l'envoie couvrir la banlieue : il découvre alors comment on fabrique l'information sur ces quartiers populaires.

     

    On déshumanise les rapports humains dans les quartiers.

     

    5)la formation des journalistes. Les journalistes viennent souvent de milieux privilégiés. Mais ce qui compte avant tout, c'est l'intention du journaliste. Il existe une prépa égalité des chances à Lille: 20 places seulement! Comment les gens des quartiers peuvent-ils devenir des journalistes? Est-ce qu'on leur donne les moyens? C'est la peur qui fait inventer des histoires.

     

    Ex.développé par Ixchel Delaporte d’une erreur journalistique:

     

    Le 26 septembre 2013, l’émission Envoyé Spécial sur France 2 diffusait un reportage sur le quartier de la Villeneuve à Grenoble. De simple quartier populaire, la Villeneuve était métamorphosé en véritable banlieue, ghetto où le chômage et la délinquance tiennent le haut du pavé. Cette transformation médiatique de la Villeneuve en cité malfamée a suscité la colère des habitants qui depuis ont entamé une véritable réflexion autour de leur quartier et du traitement journalistique qui lui a été imposé. Des séances de décryptage du reportage ont été organisées en compagnie du sociologue des médias Jérôme Berthaut, en novembre, une présentatrice d’Envoyé Spécial en déplacement à Grenoble est interpellée au sujet du reportage et s’excuse auprès des habitants et finalement en décembre, l’association des « Habitants de la Crique Sud » décide de citer le directeur de France Télévisons devant le tribunal de Grenoble pour « diffamation publique ». Le jugement rendu en Juin dernier retient finalement l’irrecevabilité de la plainte. Pour autant le collectif de défense de la Villeneuve continue son action et organise samedi 22 novembre un forum « Médias et quartiers populaires ».(Journaliste mise en cause, Amandine Chambellan, journaliste de France 2, ENVOYE SPECIAL). S'ils n'ont pas gagné en justice, ils ont gagné la bataille médiatique.

     

    Comment faire pour trouver des sujets intéressants sur les quartiers populaires?

     

    Les associations sont importantes. On peut aller au bistrot pour discuter avec les gens des quartiers. Il faut aussi nouer des liens durables pour que les gens se sentent en confiance et puissent se confier ensuite.

     

    Ex.trouvé: les familles monoparentales dans les quartiers populaires (sujet choisi par Ixchel Delaporte). Les femmes ont accepté de témoigner car la journaliste connaissait les personnes depuis 4 ans. Son but: c’est créer des belles relations, pas juger les gens. Elle a expliqué que même si elle n’approuvait pas leur choix, elle a noué parfois de belles relations avec des dealers, car elle a su voir la personne derrière les actes qu’eux-mêmes réprouvent parfois.

     

    6) le problème du flux d’informations. L’objectif est-il de nous abreuver d’images ou de donner de l’information de qualité? Les journalistes ont pour mission de faire un reportage en une minute. Les journalistes n’ont pas toujours le temps de faire un bon reportage de terrain.

     

    Tout le monde peut devenir aujourd'hui émetteur d'informations. Le métier du journalisme a donc changé.

     

    7)intégrer le droit de réponse dans les médias, afin que les gens puissent se défendre ou corriger une erreur. L’absence d’écoute conduit à une automédiatisation des quartiers, par le biais de facebook ou de blogs personnels. On apprend à se défendre par soi-même. PB du courrier picard qui ne véhiculent pas toujours des informations justes.

     

    Réponse à une question sur le journalisme postcolonial: Ixchel Delaporte évoque la marche pour l'égalité en 1983 ratée. Contexte postcolonial: émergence des ratonnades (violence exercée à l’égard des personnes d’origine nord-africaine. On utilise aussi ce terme pour parler de violences à l’égard de minorités). Cette marche a été récupérée par le parti socialiste, alors que les gens des quartiers populaires s’exprimaient vraiment.

     

    Diffusion de 4 courts métrages sur les quartiers populaires:

     

    1)Cours: “Ils cultivent notre haine”. Court-métrage réalisé par un jeune, présent lors de la soirée: sensible et émouvant.

     

    2)Un jeune est attiré par le théâtre et l’écriture, mais le milieu dans lequel il vit est un frein pour son développement personnel. On ne le stimule pas, on n’accorde pas de valeur à cette passion naissante.

     

    3)Film d’animation “Tombés du nid”. Des jeunes des quartiers sont sensibles à des canetons ayant perdu leur mère. Ils cherchent à les retrouver parce qu’ils se sont perdus, afin de les ramener vers la canne. Ce film montre la sensibilité de ces jeunes dont l’un d’entre eux veut épater la fille qu’il convoite par un sujet sur les animaux.

     

    4)Youri (référence à l’astronaute, au nom de la cité et au prénom du jeune garçon). Sur le regard que l’on peut porter sur le lieu dans lequel on vit. Cité de Youri Gargarine. Un jeune homme du quartier, Youri, a la tête dans les étoiles. Il regarde le monde dans lequel il vit autrement et cela le conduit à être plus heureux, à mettre de la joie et de la bonne humeur dans un lieu en décrépitude.

     

     

     

    Pour en savoir plus sur les invités:

     

    Ixchel Delaporte Journaliste à L’Humanité depuis 14 ans, Ixchel Delaporte a commencé au service Médias, puis a fait une incursion au service Monde de L’Humanité Dimanche avant de collaborer au service Tribune-idées. Elle a ensuite sillonné pendant 8 ans les quartiers populaires de France pour la rubrique Société. Parallèlement, Ixchel Delaporte a réalisé 3 documentaires pour France Culture. Depuis septembre 2016, elle prend en charge les thématique police, justice et terrorisme. La plupart de ses articles sont accessibles sur son blog Côté Quartiers

     

    Vincent Aguano, coordinateur de l’association CARMEN – Canal Nord, pionnière des télévisions de quartiers née à Amiens en 1984. Vincent Aguano a exercé pendant 6 ans la fonction de président de la Fédération de l’Audiovisuel Participatif, réseau national de médias de proximité, et collabore avec de nombreux médias de quartiers en Europe (Allemagne, Serbie, Espagne, Slovaquie, Angleterre, Italie…)

     

    Julien Pitinome est photoreporter, il navigue dans plusieurs domaines de la photographie : presse, reportage, entreprise, spectacle, danse. Côté presse, il a cofondé le collectif ŒIL et fait partie de l’équipe qui a relancé la publication de FUMIGENE MAG en 2015. Un journal qui se veut « engagé, positif, indépendant et citoyen, dynamité par des banlieusards, militants associatifs, reporters, artistes et autres porte-voix ». Julien Pitinome développe actuellement en collaboration avec l’ESJ, Fablab Channel et La Condition Publique, le Labo 148, média de jeunes à Roubaix.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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